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Janvier 2012

Compassion et patience 2
La patience, c'est ne pas te réjouir quand tout va comme tu le désires, ni t'irriter quand tout va mal. Pratiquer la patience, c'est ne pas être influencé par l'air d'un visage ni le ton d'une voix, une riche demeure ou un titre. C'est être en harmonie avec le lieu et le temps, devrais-tu vivre au fond d'une montagne et supporter les duretés du froid et de la faim, vêtu de paille et nourri d'herbes. Quand tu es seul, ne laisse pas approcher le serpent endormeur et dans l'obscurité de ta chambre, n'éveille pas le démon lubrique. Étudie malgré le froid ou la chaleur, de jour et de nuit pratique zazen. L'important est de ne pas battre un cil même quand se déchaînent les vents des huit directions (de la rose des vents) et de ne pas être ébranlé quand les trois poisons (l'avidité, la colère, l'ignorance) assaillent ton esprit, en gardant le regard fixé sur la vérité et l'esprit concentré sur l'essence de la Loi. »
Kodo Sawaki Le Chant de l'éveil

 

 

Décembre 2011

Compassion et patience 1

« Seiko, je te donne le nom de Jinin, compassion et patience. Je veux te dire ce qu'il signifie. Quand un bodhisattva montre la Voie aux autres, c'est la compassion. Quand il pratique pour lui-même, c'est la patience. Si tu ne possèdes pas la compassion, tu ne peux pratiquer la patience et si tu ne possèdes pas la patience, tu ne peux pas pratiquer la compassion. Si tu as la compassion, tu deviens patient ; si tu es patient, tu deviens compatissant. Les quatre grands serments du bodhisattva te désignent le chemin. Le premier dit : « les créatures sont innombrables, je jure de les sauver ». Et le dernier : « La voie du Bouddha est sans pareille. Je jure de la réaliser ». Par conséquent, pour accomplir le premier, tu dois être compatissant et pour réaliser le dernier tu dois être patient.

Kodo Sawaki Le Chant de l'éveil



Novembre 2011

Durant les sessions de zen, tous les participants aident à la cuisine. Au dojo d'Auch, Christine Pargnien mène l'équipe de cuisine. Pratiquante du zen, elle donne des cours de cuisine énergétique à l'Association « Instants de Vie ». Voici une de ces recettes. Bon appétit !

Curry de champignons au tempeh
par personne : champignons : 100g pommes de terre : 50g
oignons : 50g fenouil : 50g
tempeh nature : 50g lait de noix de coco : ¼ pour 6 personnes
gingembre frais : 20g
1-2-3 citrons selon le goût et le nombre de personnes
huile d'olive : 1 cuillère à soupe gingembre en poudre, curry, curcuma, ciboulette

Couper le tempeh et le mettre à mariner (jus de citron + gingembre + huile + sel)
Couper les légumes et champignons en cubes moyens et les cuire (huile + eau) avec les épices. Faire revenir le tempeh à part. Au moment de servir, tout mélanger et vérifier le sel. Décorer avec de la ciboulette finement hachée.

 


Octobre 2011


Sortir du rêve

Entendez-vous ce que dit cet homme
assis en silence
il ne parle pas de l'éveil
mais vous fait sortir du rêve
si vous lui accordez votre confiance
c'est d'ores et déjà une paupière levée
ensuite il vous fera ouvrir l'autre
pour voir passer le cortège de vos illusions.

Trancher les illusions

Dans la posture juste de l'assise
les pensées apparaissent pâles et fantomatiques,
hideuses ou laides,
parfois agréables et émouvantes,
rien ne reste, l'une pousse l'autre.
Voir le sans fondement de ce qui apparaît
pour trancher les doutes et les illusions.
Le tigre vient somnoler entre vos mains
bercé par votre respiration.

Armand Genrin Saliba
Simplement la lune

 

 

Septembre 2011

Effets physiologiques de la méditation

D'après le docteur et psychothérapeute Lawrence Le Shan :

«la méditation semble produire essentiellement un état physiologique de profonde relaxation, joint à un état d'éveil psychique. Le coefficient métabolique a tendance à baisser, ainsi que les rythmes cardiaque et respiratoire. Le modèle de la réponse physiologique à la méditation diffère du sommeil ou de l'hypnose. L'état physiologique procuré par la méditation apparaît comme l'opposé de celui provoqué par la colère ou la peur. Techniquement, il semble que la méditation suscite un état hypermétabolique, qui est tout à fait à l'opposé de l'état de « défense alarmée », décrit par W.B. Cannon lorsqu'il analyse l'état physiologique correspondant à la réaction « fuir ou combattre ». [...]

Le pourcentage de lactose dans le sang diminue sensiblement durant la méditation, près de quatre fois plus vite qu'il ne le fait chez des sujets allongés dans la tranquillité et la sécurité. La présence de lactose dans le sang est en relation avec l'anxiété et la tension, aussi est-il vraisemblable que la faible quantité trouvée chez des sujet en méditation est due à leur état physiologique de relaxation.

La résistance de la peau à un faible courant électrique est connue depuis longtemps comme étant liée de très près, chez tous les individus, à la présence de tension et d'anxiété. Plus il y a de tension et d'anxiété et plus faible est la résistance de la peau. Pendant la méditation, la résistance de la peau augmente, parfois de 400°/°Le rythme cardiaque a tendance à ralentir. Quelques modifications sont aussi observées dans le relevé électro-encéphalographique. Le plus souvent, on rapporte une augmentation du nombre d'ondes alpha lentes (huit à neuf par seconde).[...]

Pourquoi notre corps répond-il de cette façon durant la méditation? Notre ignorance est encore immense, même si la recherche entreprise va combler certaines lacunes. Mais un facteur semble lié à l'aspect fondamental de la méditation: c'est la concentration sur une seule chose à la fois. Les signaux auxquels doit répondre notre corps sont plus simples et plus cohérents pendant la méditation qu'en presque toute autre circonstance...

Cela a un effet positif sur notre corps, qui manifeste une forte tendance à normaliser ses réactions : à se comporter physiologiquement de façon plus détendue et plus saine. La tension est réduite, les indicateurs d'anxiété s'estompent, le coefficient métabolique physiologique décroît et la conscience connaît un état d'éveil.

 

Méditer pour agir, éd. Seghers

 

 


Mai 2011

 

Le vieil arbre mort au cœur de la montagne

Le vieil arbre mort au cœur de la montagne
précipite son corps
au-dessus de l'abîme sans fond.
Poli par le vent,
lavé par la pluie,
dénudé par les tempêtes,
il a traversé dix mille hivers.
Seul subsiste l'essence de l'arbre.
Même si nous l'attaquons à la hache,
nous n'en trouverons pas l'essence.
Il est splendide.
Pas de fleurs, pourtant, pas de feuilles, pas de branches,
pas d'écorce, pas de sève.
Il est complètement sec, il a accumulé l'essence
de son expérience séculaire.
Le dojo zen s'appelle aussi : dojo des arbres morts.
Qu'est ce que cela veut dire?
Tout arrêter, abandonner toute espèce de pensée consciente,
sans but, sans désir de devenir bouddha ou dieu,
sans bien ni mal.
Za-zen est l'arbre mort.
Za-zen n'est ni une technique de bien-être ni une carrière sociale,
il est au-delà, bien au-delà.
Il se dresse au-dessus des nuages comme le sommet de la montagne.
La vie de l'homme est comme un océan baloté par les vagues,
il y a de petites vagues et de grandes lames,
certaines embrassent le récif puissant.
Les hommes sur la plage, ne voient que le flux et le reflux des vagues.
Ils ne voient pas le grand océan.
Après que l'oiseau a chanté,
la montagne est encore plus silencieuse.
Créer, pratiquer, expérimenter ici et maintenant
la vieille, l'éternelle vérité, dans toute sa fraîcheur,
tel est l'esprit du Zen.

Taisen Deshimaru

La pratique du Zen


 


Avril 2011

Comme les fleurs de pruniers
Notre vie passe
Ephémère et délicate
En cette journée ensoleillée
Le ciel sans traces
Eclaire mon ignorance

Le vent frais
Caresse la pluie de printemps
Chaque instant
En est purifié

Non-naissance, non-mort
Ni non-naissance, ni non- mort
Seulement la saveur de l’instant
Seulement la beauté éphémère de ce qui est
Le frémissement de la terre
Sous le silence de la cascade
Le mouvement des montagnes imperturbables
Contemplant le ciel vide
Sont la beauté du corps de Bouddha
Le son du vent
Dans les arbres immobiles
Le chant des oiseaux
Tissant le silence du souffle de printemps
Sont la vacuité de la voix de Bouddha
Voir cela avec un regard
Qui ne voit rien d’autre que Cela
Comment le savoir et la connaissance
Pourraient exprimer la méditation.

Poèmes inédits de Patrick Pargnien


 

Mars 2011

Nous avons eu la chance inouïe de naître
sous forme humaine et de rencontrer
l'enseignement du Bouddha ; ne gâchons pas
vainement l'instant présent à poursuivre des
objets illusoires. Concentrons-nous plutôt avec
l'énergie de quelqu'un qui voudrait éteindre le
feu brûlant sur sa tête afin de résoudre le
problème de la vie et de la mort.

Kigen Dôgen

 

 

Février : De la concentration


La concentration est le lieu de paix où l'on vit sans effort dans la vraie réalité. La vraie réalité n'est pas contenue dans une boîte et ce n'est pas un objet fabriqué. De même que le nez est sous les yeux et la bouche sous le nez, la vraie réalité, c'est la manière d'être des choses, telles qu'elles sont. 

 

Kodo Sawaki

Le chant de l'Eveil


La concentration signifie concentration sans dualité; en zazen on rejette le corps et l'esprit, on abandonne confusion et compréhension;on se libère du changement et de l'agitation, on ne fait rien, on devient comme un idiot, comme un ignorant , comme une montagne, comme un océan, aucune trace de mouvement ou d'immobilité n'apparaît. Concentré sans signe de concentration, comme il n'y a pas de forme de concentration, cela est appelé la grande concentration.

Keizan Jokin

sité par P. Crépon : Les fleurs du Bouddha



Un jour, au cours d'un de ses sermons, le Bouddha cessa de parler. Il prit une fleur et la fit tourner entre ses doigts, en silence. Les disciples, étonnés attendaient des explications et seul Mahakashyapa sourit. Pour lui, le sens de ce geste n'était pas caché.[...]Faire tourner la fleur avec une complète attention, une complète concentration, être dans le geste lui-même, dans la fleur elle-même, c'est tout à fait se concentrer sur la posture de zazen, Le corps assis en zazen est tout à fait comme la fleur que Bouddha faisait tourner entre ses doigts.

Lorsqu'on se concentre totalement sur la posture, cette totale attention permet de réaliser un esprit non-divisé, de devenir complètement un avec la posture, un avec la respiration, un avec le corps en zazen, tout comme le Bouddha était un avec la fleur.

Et Mahakashyapa réalisa la même expérience. Ainsi tous deux communiaient totalement dans la même pratique : une totale attention à ce qui est, ici et maintenant, abandonnant le mental qui crée des séparations, des divisions. S'éveiller, devenir semblable à Bouddha, n'est rien d'autre que cette totale et complète attention, cet esprit non-divisé. Il n'y a plus aucun combat, aucune opposition. Rien ne vient déranger la paix de cet esprit car cet esprit ne saisit rien, ne rejette rien. En lui toute avidité, toute haine sont abandonnées. C'est pourquoi on l'appelle l'esprit serein du nirvana. Mais n'allez pas créer des conceptions à ce sujet!

Roland Yuno Rech

Le vent pur

 

 


Janvier 2011

Histoire de MIAOU

Un samouraï, guerrier farouche, pêchait le long d'une rivière.
Il attrapa un poisson et s'apprêta à le faire cuire, lorsqu'un chat, tapi sous un buisson, bondit et lui vola sa prise. Furieux, le samouraï sortit son sabre, rejoignit le chat et le coupa en deux.
Ce guerrier était un bouddhiste fervent et le remords d'avoir tué un être vivant l'obséda.
En rentrant chez lui, le bruit du vent dans les arbres chantait miaou.
Le bruit de ses pas sur le sol résonnait miaou.
Les gens qu'il croisait sur son chemin semblaient lui faire miaou.
Le regard de ses enfant reflétait des miaou.
Ses amis également miaulaient sans cesse à son approche.
En tous lieux, en toutes ciconstances, c'était des miaou lancinants.
La nuit, il ne rêvait que de miaou.
Le jour, chaque son, chaque pensée, chaque acte de sa vie se transformait en miaou.
Lui-même était miaou.
Son état ne faisait qu'empirer. Son obsession le poursuivait, le torturait, sans trêve ni relâche. Ne pouvant venir à bout de tous ces miaou, il se rendit dans un temple pour y demander conseil à un vieux Maître zen.
« S'il vous plaît, s'il vous plaît, délivrez-moi...aidez-moi... »suppliait-il.
Le Maître Zen lui répondit :
« Vous êtes un guerrier, comment avez-vous pu tomber si bas? Si vous ne pouvez vaincre par vous-même tous ces miaou, vous ne méritez que la mort. Vous n'avez pas d'autre solution que de vous faire harakiri. Ici et maintenant. »
Et il ajouta :
« Cependant je suis moine et j'ai pitié de vous. Dès que vous aurez commencé à vous ouvrir le ventre, je vous trancherez la tête avec mon sabre pour abréger vos souffrances. »
Le samouraï acquiesça, et malgré sa peur de la mort, se prépara pour la cérémonie.
Lorsque tout fut en place, il s'assit sur ses genoux, prit son poignard à deux mains et l'orienta vers son ventre.
Derrière lui, debout, le Maître brandissait son sabre...
« C'est le moment, lui dit-il. Commencez! »
Lentement, le samouraï pointa la pointe du couteau sur son abdomen, et à cet instant, le Maître reprit la parole :
« Vos miaou, les entendez-vous toujours?
_ Oh la la, pas maintenant! Vraiment pas maintenant!
_ Alors, s'il n'y a plus de miaou, pas nécessaire de mourir. »
Nous sommes en réalité tous semblables à ce samouraï. Anxieux et tourmentés, peureux et craintifs à tous propos, la moindre des choses nous effraie. Les problèmes qui nous accablent n'ont pas l'importance que nous leur accordons.
Ils sont pareils aux miaou de l'histoire.
Face à la mort, qu'est-ce qui est vraiment important?

Taisen Deshimaru
La pratique du Zen


 

Décembre 2010

Mon ami,
Assieds-toi.
Cesse tes allées et venues.
Ton ombre qui s'agite
Sur l'eau
Trouble la sérénité
Des poissons.

Bing Xin

 


Novembre 2010
le trésor se trouve tout près de toi

Shâkyamuni a dit : « Il ne faut pas passer sa vie à vagabonder. Tu cherches une maison alors que tu en as déjà une. N'en construis pas une autre! » Les hommes passent leur temps à déménager. Ils déprécient ce qu'ils ont et courent après autre chose. Il suffit d'observer un enfant pour le comprendre : il a une poupée mais si un autre enfant a un caramel, il veut un caramel ; s'il a un caramel et qu'il voit un sifflet, il veut le sifflet. Ensuite c'est une toupie et cela ne finit jamais. Ce qu'il possède ne l'intéresse plus dès qu'il voit autre chose. C'est ce qu'entend Shâkyamuni par « vagabonder ». nous cherchons ce qui nous plaît, mais notre point de vue change constamment. Shâkyamuni nous dit : « tu as déjà une maison, n'en construis pas une autre ! «  Chacun de nous n'est-il pas né avec un visage, un cerveau, un corps? Alors, repose en paix dans ta demeure sans aller chercher ailleurs. Néanmoins, nous autres, nous déprécions ce que nous sommes, l'instant que nous vivons, le lieu où nous vivons et nous partons en quête d'autre chose.
Il est écrit dans le Sutra du Lotus : « Le trésor se trouve tout près de toi. » L'ultime lieu de paix n'est pas aux confins de la terre, il est ici. Il est dit aussi : « Bien qu'il soit tout près, tu ne le vois pas! » La vérité est si proche et tu ne le vois pas! Le Bouddha est si proche et tu ne le vois pas! Tu pars loin, très loin chercher le Bouddha et le satori, et tu tombes en enfer. Tu te hâtes dans la confusion et la précipitation et quand tu arrives, il n'y a rien.[...]
Dans la biographie du poète Buson j'ai lu cette phrase : « Il était d'un caractère enjoué et insouciant, son âme paisible ne recherchait pas de nouveaux horizons. » Quand on ne recherche rien, même pas le satori, on est à l'aise parce qu'on n'a pas de tensions. Il est très important de ressentir ce bien être. Si l'on a besoin ni d'argent, ni de renom, ni d'un rang dans la société, ni du satori, ni même de la vie, on éprouve une sensation de bien-être sans égal.

Le chant de l'Éveil
Kodo Sawaki

 

 

 

A propos du don...

Le vénéré Kâshyapa était venu enseigner la Loi du Bouddha devant une assemblée de pauvres. ..Il parcourut du regard l'assemblée et se dirigea vers les plus pauvres pour mendier. Des pauvres, que des pauvres, ils étaient tous tellement pauvres! Enfin il aperçut une vieille femme, toute ridée, à demi-morte. Elle était couverte de crasse, sans même un pouce de tissu sur le corps. Ce corps nu de vieille femme n'était pas beau à regarder. Son cœur battait à peine.
Kâshyapa s'arrêta devant la vieille femme. « Divin maître... », lui dit-elle. Jamais elle n'avait ressenti une telle émotion depuis cent millions de kalpa et il lui vint cette pensée que si elle avait été une concubine ou autre, elle aurait aimé lui faire une offrande. Kâshyapa, qui possédait des pouvoirs surnaturels, comprit très exactement le sentiment de cette femme....Il lui demanda : « Alors, grand-mère, tu ne me fais pas une offrande? « La vieille femme était si émue qu'elle en avait le souffle coupé : « Je voudrais bien vous faire une offrande mais, comme vous le voyez, je n'ai même pas un pouce de tissu pour me vêtir, ni un grain de riz à manger. » Dans une écuelle ébréchée, à côté d'elle, il y avait un brouet de son de riz qui empestait l'aigre et où flottaient des insectes. Kâshiapa voyant le bol lui dit : « Pourquoi ne m'offres-tu pas ce bol de soupe? - Vous accepteriez une nourriture aussi misérable, -Bien sûr que je l'accepte », répondit-il. Alors elle lui présenta l'écuelle de ses mains tremblantes. Le Vénéré reçut l'offrande en se demandant ce qui'l devait faire : « Si je l'emporte avec moi, elle pensera que je l'ai jeté en cours de route et se sentira humiliée. Eh bien, buvons-le! » et devant les yeux de la vieille, il le but d'un trait : « Je vous suis infiniment reconnaissante » lui dit-elle, et dans l'instant elle rendit l'âme.
Exactement au même instant, une princesse naissait dans le Royaume des Cieux. »

Kôdô Sawaki
Le Chant de l'éveil


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